To-Ho Le Tueur d’or

Chapitre 4

 

La catastrophe du défilé avait eu desrésultats terribles.

La population du Aapland s’était trouvée toutà coup réduite à une vingtaine de familles : et chez ceux quiavaient été témoins du cataclysme, la terreur avait produit unesorte de dépression nerveuse qui se traduisait par une régression àl’état animal.

To-Ho lui-même avait reçu le contre-coup decette terrible secousse : certes il ne reprochait pas à VanKock l’acte libérateur auquel il devait la vie et celle de sesamis : mais, malgré lui, le vieil Hollandais lui inspiraitmaintenant un sentiment d’épouvante dont il ne pouvait sedéfendre.

C’est qu’aussi jamais Van Kock ne lui avaitrévélé les effets foudroyants du Phœbium dont il croyait le pouvoirlimité à la destruction de l’or. Dans cette tête fruste, où leslobes cérébraux ne fonctionnaient que dans un engourdissement, lesidées très lentes ne s’affirmaient qu’après un long enfantement,comme si elles dussent d’abord, par un travail patient, êtredégagées de leur gangue.

Van Kock lui apparaissait maintenant comme unêtre doué d’une puissance colossale, appartenant à la race bizarre,effrayante qu’il n’avait entrevue qu’à travers un brouillard desang. En vain le brave Hollandais, qui, en somme, ne s’était laisséentraîner à son œuvre de destruction que pour l’arracher à la mort,pensant plus au pithèque et à ses amis qu’à lui-même, s’efforçaitde le ramener à une plus saine intelligence des choses.

To-Ho lui témoignait toujours la mêmeaffection : mais Van Kock s’apercevait que lorsque le primitifs’entretenait avec lui, une angoisse inexpliquée hérissait son poilfauve.

L’enfant cependant les rapprochait : lejeune George, remis enfin de ses terribles fatigues et de sesangoisses, bien vite s’habituait au monde étrange dans lequel ilvivait. La bonne Waa, d’ailleurs, subissait tous ses caprices et decette inlassable complaisance, il avait abusé bien vite avecl’inconscient despotisme des enfants gâtés.

To-Ho et sa compagne, comme les autres Aaps,apparaissaient à George comme des êtres inférieurs, des animaux surlesquels sa qualité d’homme lui conférait une autorité sanslimite.

Van Kock ne lui était point sympathique :outre que le centenariat approchant l’enlaidissait à souhait, ilétait certain que la continuelle fréquentation des pithèquesimprimait à sa physionomie, à ses allures, un caractèreparfaitement simiesque. Ainsi les époux arrivent, par une longuecommunauté d’existence, à se ressembler physiquement.

Les cheveux et la barbe hirsutes, la faceplissée de mille rides croisillées, Van Kock – pour être franc –était plus laid qu’un singe, et la bonté de son regard intelligentne compensait pas aux yeux du jeune homme la bizarrerie grotesquede son extérieur.

Puis Van Kock avait à ses yeux un autredéfaut.

L’éducation de George était plus querudimentaire : ce n’était pas auprès de Kota-Rajia qu’il avaitpu acquérir des connaissances bien étendues et le vieux Hollandaisavait entrepris de lui apprendre les éléments des sciences,particulièrement chimiques et naturelles.

Mais le jeune homme – l’enfant pour mieux dire– aimait beaucoup mieux aller faire dans les montagnes, à traversla forêt, de longues excursions avec To-Ho qui, en son instinct depaternité retrouvée, ne savait rien lui refuser.

Aussi To-Ho était un professeur de gymnastiquecomme il s’en pouvait difficilement trouver : la course, lesaut étaient des jeux pour lui, et George était devenu bien vite unélève émérite.

Une façon de langage s’était instituée entreeux, aidée d’une pantomime expressive. Naturellement le nombred’idées dont disposait To-Ho n’était pas considérable, mais, en cessolitudes, aucun intérêt n’en exigeait davantage. George s’amusait,riait, courait, se plaisait à inventer mille tours par lesquels iltaquinait le bon pithèque dont la naïveté lui était un perpétuelsujet de joie…

Très fier de son humanité, ayant compris – àpeine ce que Van Kock lui avait expliqué de la situationintermédiaire occupée par To-Ho dans l’échelle des êtres, ilcherchait parfois à l’étonner en lui parlant de la civilisationhumaine, du luxe des villes, de la grandeur de l’industrie :surtout, en raison de son éducation première et de sa jeunesse, ilavait l’admiration de la guerre et s’efforçait de faire comprendreà To-Ho la gloire des batailles, les beautés de l’histoiremilitaire.

To-Ho écoutait : il se rappelait, eneffet, avoir vu à Kota-Rajia des hommes qui se ruaient sur d’autreshommes, tandis que l’air éclataient d’épouvantablesdétonations : les êtres tombaient dans des mares de sang… ilavait vu tout cela. Il se souvenait aussi de ce personnage à laface impassible, couvert d’or et de pierreries, et qui, pendant desheures, le frappait et le torturait.

Et le pithèque paraissait très ridicule àl’enfant des hommes, parce qu’il ne semblait pas se passionner auxrécits de guerre et de massacres.

Du reste, l’imagination de To-Ho n’arrivaitpas à évoquer les spectacles grandioses que George cherchait àdécrire : et quand George avait longtemps parlé et gesticulé,le pithèque cueillait un beau fruit mûr, odorant et coloré, et lelui tendait avec un bon rire.

« Ça, bon ! » disait-ilsimplement.

Aussi, aux tableaux de richesses, desplendeurs européennes que George lui étalait complaisamment,To-Ho, en l’âme de qui ces notions restaient vagues et obscures, nerépondait qu’en montrant d’un geste large le ciel profond etlumineux, les montagnes aux reflets bleus, les arbres énormes etvivants, et aussi le soleil dont le disque rayonnant éclatait dansl’immensité.

« Mon vieux singe, lui disait George enlui tirant les oreilles, tu ne seras jamais bon à rien. »

Le pithèque riait, content de cettefamiliarité un peu méprisante, mais qui était une caresse.

La vie était d’ailleurs si facile, lanourriture si savoureuse et si abondante, que George en arrivait àoublier son passé : assez habile de ses mains, il passait sontemps à tresser des lianes et avait construit une sorte de mobilierà son usage : l’excellente Waa, était ravie.

Dans une excavation de rochers, George avaitcréé une véritable chambre à coucher, toute tendue de nattes, avecdes rudiments de meubles en bambous, et c’était un des plaisirs deWaa que de venir le réveiller le matin dans son lit qui avait – mafoi – bonne tournure, étant capitonné de fougère que la bonne Aapallait choisir pour lui parmi les plus douces et les plusmoelleuses.

To-Ho – et c’était un perpétuel sujet deraillerie – préférait coucher sur un arbre, entre les branches lesplus hautes. Waa, plus sybarite, se blottissait dans les feuillesimmenses du Taolak, qu’elle roulait autour d’elle comme descouvertures.

Van Kock, lui, couchait sur la terre, devantla porte de son laboratoire dont nul ne franchissait le seuil etdont George, d’ailleurs, ne cherchait pas à pénétrer le secret,ayant, en sa qualité d’homme, un fonds de craintesuperstitieuse.

Cependant, plusieurs fois la curiosité dujeune homme s’était éveillée : comment se faisait-il que de lacabine fermée du vieux Van Kock, il sortit de la fumée, alors quejamais To-Ho ni ses amis ne faisaient de feu depuis l’aventure ducirque qui avait amené la catastrophe que l’on sait ? Il avaitquestionné To-Ho qui n’avait pas voulu répondre nettement.

Le feu lui avait fait trop de mal, lui coûtaittrop de remords pour qu’il voulût renouveler la terribleexpérience. Seul, Van Kock avait le droit d’en allumer, et encorele faisait-il chez lui, portes closes.

George, à qui personne n’avait raconté ce quis’était passé, s’étonnait donc, s’irritait de n’avoir point de feuà sa disposition, d’autant qu’il lui était venue une idée assezsingulière. Ayant trouvé des poignées d’herbe séchée quiressemblaient à du tabac et qui dégageaient une odeur forte etaromatique, une envie irrésistible s’était emparée de lui. Ilvoulait fumer.

To-Ho n’entendait rien à son désir ets’obstinait à ne point lui montrer le moyen d’enflammer le bois.George, instinctivement, avait bien essayé le frottement, mais ildemande une vigueur et une persévérance qui lui manquaient ;le hasard devait le servir. Il découvrit une sorte de champignondont la chair lui rappela l’amadou, dont il avait vu son père seservir pour allumer sa pipe.

Mystérieusement, il se mit à l’œuvre,cherchant les silex les plus durs : quand il avait été sauvépar To-Ho, il avait dans sa poche un petit couteau d’enfant qu’ilavait depuis jeté à l’aventure. Il le retrouva et s’improvisa ainsiun briquet avec lequel il battait les pierres, et, finalement, unjour il parvint à faire jaillir des étincelles qui enflammèrent leslames séchées de l’agaric.

To-Ho ne se trouvait pas auprès de lui et,comme il cherchait son jeune compagnon, allant de branche enbranche pour l’apercevoir de plus loin, il le découvrit tout à coupqui, très gravement, jetait dans l’air des spirales de fumée.

Le pithèque eut une horrible peur. L’enfantdevait être malade. Que pouvait être ce phénomène inconnu ?Avoir un incendie dans l’estomac ! To-Ho bondit vers l’enfantet, d’un mouvement instinctif, arracha de ses lèvres le cigare –très primitif, d’ailleurs – fabriqué de feuilles sèches.

Exaspéré, George se jeta sur lui, le battant,cherchant – tant il était furieux – à lui faire du mal, à sevenger. To-Ho ne s’irrita pas, il le prit par le milieu du corps,le mit sous son bras – il avait alors quinze ans et s’étaitvigoureusement développé – et le porta à Van Kock à qui il expliquason émoi.

Le vieux Hollandais, déplié par l’insouciancedu jeune homme, par son indifférence aux sciences, s’était peu àpeu désintéressé de lui, poursuivant solitairement les recherchesqu’il avait entreprises.

Quand To-Ho eut remis George sur ses pieds et,en son langage primitif, eut décrit le phénomène auquel il avaitassisté, Van Kock se montra d’abord surpris. Il interrogea le jeunehomme qui, maté par la vigueur du pithèque, ne songeait plus à serévolter : il raconta l’aventure et montra le couteau qui luiavait servi de briquet.

Van Kock fronça les sourcils : cettedécouverte pouvait avoir des conséquences fatales pour la tribu –déjà si appauvrie – des Aaps ; les herbes choisies au hasardpouvaient renfermer des principes toxiques, l’enivrement pouvaitvenir et provoquer une nouvelle catastrophe. Il confisqua lecouteau.

George, furieux, cria, tempêta, menaça. VanKock resta impassible et rentra chez lui. Le jeune homme eut unaccès de rage folle, se rua sur la porte qu’il voulut enfoncer. Ilfallut que To-Ho l’attachât et il ne se calma qu’à la longue…

Mais de ce jour-là, quelque chose s’étaitbrisé entre lui et To-Ho. En vain celui-ci redoublait de bonté,cherchant à varier les distractions, se complaisant à satisfairetous ses caprices.

George se sentait de plus en plus devenirhomme : il repoussait presque brutalement les avances de celuiqu’il appelait tout bas une brute.

Une autre circonstance, développant cetteantipathie qui se doublait d’ingratitude, amena une crise.

Au cours de ses pérégrinations qui, parfois,l’éloignaient de la hutte assez pour que To-Ho s’inquiétât, Georgetrouva dans le lit desséché d’un torrent quelques pépites d’or… Sijeune qu’il eût été arraché à la vie des hommes, il avait déjà dansla tête, dans le sang, – pourrait-on dire – le respect, l’amour, lapassion du précieux métal.

Il avait ramassé avidement les pépites etétait revenu, tout orgueilleux, les montrer au pithèque.

To-Ho, en qui manquait l’initiativeintellectuelle, pensait, agissait mécaniquement en quelque sorte,et par action réflexe ; et comme George, enthousiasmé,déposait devant lui la matière brillante, le pithèque,instantanément, saisit la baguette que Van Kock lui avait confié ettoucha l’or, qui s’effrita, se désagrégea, tomba en boue.

C’en était trop !… George s’exaspéra, etencore Van Kock fut appelé.

Cette fois, le centenaire parla.

« Mon enfant, dit-il, tu ne comprendsrien à ce qui se passe ici : tes instincts d’homme t’empêchentde savourer le bien-être au milieu duquel tu vis. J’ai déjà tentéde t’expliquer que ces êtres primitifs ont l’insigne bonheur de nepas connaître nos passions mauvaises.

« Ils ignorent l’ambition, la jalousie,la guerre. Au milieu de l’adorable nature dont l’effluve lesenveloppe, ils sont heureux de vivre et ne demandent rien deplus : c’est pourquoi je les admire et je suis resté parmieux. Tu les considères comme des brutes, et tu as tort ; carévadés de l’animalité, ils en ont perdu les férocités brutales, etn’étant pas encore parvenu à l’humanité, ils n’ont pas encoreacquis les perversités que tu connais bien toi-même, puisque c’estaux cruautés humaines que tu dois la mort de ceux que tu aimais etqui t’aimaient.

« Peut-être t’es-tu déjà étonné que je neleur aie pas révélé maint secret de la civilisation qui, selon toi,aurait amélioré leur sort : oui, autrefois, j’ai fait ce rêvede les élever peu à peu – je disais élever en ce temps-là – à lacondition d’hommes plus évolués…

Je leur ai appris les rudiments d’une langue,ils s’en sont servis pour se menacer et s’injurier ; je leurai appris à faire du feu à l’aide de deux morceaux de bois, et ilsont voulu me brûler comme un hérétique… j’ai appris à leursfemelles à se vêtir de lianes et de feuilles, et la mauditecoquetterie a failli provoquer des violences et des meurtres…

« Enfin, l’or trouvé à fleur de terre lesavait séduits, et déjà ils devenaient avares et entassaient destrésors, d’où à courte échéance la guerre civile etl’asservissement des pauvres par les riches…

« C’est pourquoi, mon fils, j’ai apprisau plus sage à tuer l’or, comme l’ennemi le plus dangereux qu’ilspussent rencontrer !…

« Car je ne t’ai pas encore toutdit : les hommes, en leur passion de richesse, en leur aviditétoujours en éveil, ne sont pas sans avoir deviné qu’en ces contréesvierges, sous le soleil éblouissant, – qui est la vie de laplanète, – le métal le plus parfait, qui est l’or, naît, croit,grandit plus vite qu’ailleurs. L’immobilité même, le silence quirègnent en ces régions heureuses permettent à la nature de parfaireen toute liberté son œuvre mystérieuse…

« En ces solitudes, l’or abonde… leshommes le pressentent, le savent, et déjà vingt expéditions ont étépréparées, dirigées vers ces plateaux encore inaccessibles, maisque demain l’industrie humaine livrerait à l’exploitation desmineurs.

« Et si le fait se produisait, si la ruéehumaine envahissait cet Éden de paix et de bonheur, les premièresvictimes seraient ces êtres aimants et bons qui relient la barbarieanimale à la trop intelligente humanité.

« J’ai déjà essayé de t’expliquer toutcela : tu n’as pas voulu m’entendre. Tu es homme et tu n’espas arrivé comme moi à la sérénité scientifique qui donne la bontéet la justice, suprêmes…

« Oui, j’ai fait de To-Ho un tueur d’or,pour qu’il n’eût pas un jour la pensée de se faire tueurd’hommes.

« Il se défend, il défend sa tribu enanéantissant ce qui appelle, ce qui entraîne, ce qui affole leshommes… il combat l’invasion à la suite de laquelle parviendraientici l’alcool et ses fureurs, – j’en ai eu la prouve, – la luttesous toutes ses formes, le despotisme, l’exploitation du faible etla mort…

« Ces êtres – que tu dédaignes – neconnaissent pas la bataille pour la vie, qui fait de la terre deshommes un champ de carnage ; ils sont bons, parce qu’ils ont àprofusion ce qui suffit à leurs besoins et qu’ils ne s’en créentpas d’artificiels.

Ils s’aiment les uns les autres, s’aident etse secourent, parce qu’ils ne se connaissent pas d’autresadversaires que les fauves des forêts ou les forces aveugles de lanature…

« Et j’ai tout tenté pour que ce bonheurleur fût conservé…

« Enfant des hommes, m’as-tucompris ?… »

George, d’abord, avait protestésilencieusement contre ces exhortations qui, en somme, venaient àl’encontre de son caprice immédiat ; mais il n’était enréalité ni inintelligent ni méchant, et à mesure que le vieillardparlait, sa physionomie se détendait. Peu à peu la grandeur, lasimplicité de ces idées le pénétraient, s’infusaient en lui ;il comprenait toute la distance qui séparait ces hommes qu’il avaitvus furieux, féroces, poussant des cris de mort, se ruant sur lesfaibles, et les primitifs si doux et si patients…

To-Ho avait écouté, lui aussi, avec uneattention en quelque sorte douloureuse : car, à voir lacontraction de ses traits, le plissement de son front, il étaitévident qu’il comprenait à peine les paroles de Van Kock ;mais toutes les fibres de son cerveau, toutes les énergies de sonintellect obscur se tendaient comme les cordes d’un instrument quivibre à se rompre.

Il savait seulement qu’il y avait quelque partdes êtres, à peu près semblables à lui, violents et cruels, etqu’ils étaient attirés par l’or : oui, il étaitconsciencieusement le tueur d’or, l’ennemi de l’ennemi.

Et, regardant George, il se demandait si lesparoles nombreuses, qu’il comprenait à peine, arrivaient àconvaincre cet enfant des hommes qu’il aimait de tout son instinctde primitif, et qui, lui, n’était pas, ne pouvait pas être unennemi…

« M’as-tu compris ? répéta Van Kock.Je l’espère. Maintenant, écoute ceci : en fait, tu es libre.Si tu le veux, je te reconduirai, moi, parmi les hommes, car nuln’a ici le droit de te retenir prisonnier contre ton gré… oui, jete mènerai jusqu’à l’extrême limite de l’Aapland, et jet’enseignerai le moyen de rejoindre tes congénères… du moins mepromets-tu de ne pas nous trahir ?…

– Moi ! s’écria le jeune homme. Ah !pouvez-vous me croire capable…

– Tu es homme, te dis-je, et une fois parmiles hommes, ressaisi par la perversité du milieu, tu te souviendraspeut-être qu’il y a dans ce pays des richesses immenses… tuparleras, des expéditions se formeront et tu leur serviras deguide… je te le dis, nous lutterons désespérément… La science,grâce à mon travail de soixante années, m’a livré des secretseffrayants et, s’il le faut, nous soutiendrons un siège qui coûteraplus cher que les plus sinistres épisodes des guerres humaines…Voilà donc ce que tu peux faire… libre, va vers les hommes etparle… sinon reste au milieu de nous… travaille, demande au sphinxde la nature la solution de ses plus troublantes énigmes… vis dansl’admirable jouissance du labeur intellectuel, dans le bien-êtreadorable que te donne la complaisante nature…Choisis !… »

Dans un élan d’enthousiasme juvénile, Georgetendit ses mains à Van Kock et s’écria :

« Je reste ! »

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