XXXVI
« L’heure fatale a sonné. On a couché lecadavre dans sa bière, une bière luxueuse, en vérité, et d’untravail admirable. Sa tête repose sur un coussin de satin noir.Turnpike paraît dormir.
« Belle tête, dit un des hommes.
« Puis ils ajustent le couvercle etserrent les vis qui l’adaptent au corps du cercueil.
« Ils se retirent en disant : Dansune heure.
« Ils sont partis. J’écoute à la porte sileurs pas s’éloignent. Puis je m’élance vers un petit meuble,j’ouvre un tiroir, je saisis un tournevis, et rapidement je donnedeux tours… le couvercle est soulevé d’un millimètre… Oh !d’un millimètre à peine. C’est assez… l’air circulera.
« Une heure après, dans la chapelle duparc, où se trouve un caveau souterrain, le cercueil est placéauprès de celui qui renferme les restes de la femme qu’il aaimée.
« Les nombreux amis s’éloignent, aprèsm’avoir serré la main en m’adressant d’excellentes paroles deconsolation…
« Je suis seul… enfin ! Je suismaître, je me sens grandir… toutes les forces vitales se doublenten moi… Je vais me venger !
